L’autorité nationale du logement ANAH est l’une des organisations qui aident les propriétaires à rénover leur maison. Cependant, pour accéder au soutien financier de l’ANAH, un certain nombre de conditions doivent être remplies. Voici quelques exemples.
ANAH : Les quatre leviers d’aide à connaître
L’ANAH propose une gamme de dispositifs, chacun pensé pour répondre à des besoins spécifiques ou s’adapter à des situations précises. Voici comment ces aides se répartissent :
- Vivre Serein représente le soutien le plus conséquent : jusqu’à 50 000 €, hors TVA, pour remettre en état des logements dégradés ou insalubres.
- Habiter Sain cible d’autres travaux de sécurisation ou de rénovation, avec une enveloppe plafonnée à 20 000 €, hors TVA.
- Habiter Mieux s’adresse à la performance énergétique. Deux variantes existent : Sérénité et Agilité, toutes deux limitées à 20 000 €, hors TVA.
- Habiter Facile, conçu pour l’adaptation du logement (notamment pour les seniors ou personnes à mobilité réduite), offre un soutien allant jusqu’à 20 000 €, hors TVA.
Avant toute démarche, il s’agit de cibler l’aide la mieux adaptée à votre projet. En pratique, le soutien prend la forme d’un financement direct ou d’un avantage fiscal. Il est possible de cumuler plusieurs dispositifs si votre situation le permet. Par exemple, si vos travaux permettent de réduire la consommation énergétique de plus d’un quart, la prime Habiter Mieux peut compléter l’aide principale Vivre Serein.
Quelles ressources pour obtenir l’aide de l’ANAH ?
La première condition à remplir concerne les revenus du foyer. L’agence cible en priorité les ménages aux ressources limitées, en appliquant une grille qui tient compte à la fois du nombre de personnes dans le logement et de leur niveau de revenus. Selon ce barème, votre foyer sera classé comme « modeste » ou « très modeste ». Dans cette dernière situation, la prise en charge peut monter jusqu’à 50 % du montant des travaux.
Cette échelle varie selon la localisation du logement : un barème pour l’Ile-de-France, un autre pour le reste du territoire.
Un chantier mené à bien, c’est aussi simple que « IZI ! »
Plafonds de ressources ANAH en Ile-de-France
| Nombre de personnes au foyer | Ressources modestes (en €) | Ressources très modestes (en €) |
| 1 | 25 068 | 20 593 |
| 2 | 36 792 | 30 25 |
| 3 | 44 818 | 36 297 |
| 4 | 51 597 | 41 381 |
| 5 | 59 026 | 48 488 |
| Par personne supplémentaire | 7 422 | 6 096 |
Plafonds ANAH pour les autres régions
| Nombre de personnes au foyer | Ressources modestes (en €) | Ressources très modestes (en €) |
| 1 | 19 074 | 14 879 |
| 2 | 27 896 | 21 760 |
| 3 | 33 547 | 26 170 |
| 4 | 39 192 | 30 572 |
| 5 | 44 860 | 34 993 |
| Par personne supplémentaire | 5 651 | 4 412 |
Ces plafonds correspondent aux barèmes publiés par l’ANAH pour l’année 2020, régulièrement ajustés. Il est donc prudent de vérifier les montants actualisés sur le site officiel avant tout projet.
Pour prétendre à ces subventions, il faut que le revenu fiscal de référence du foyer (indiqué sur l’avis d’imposition) ne dépasse pas les montants indiqués ci-dessus.
Quelles sont les autres conditions à remplir ?
Les exigences de l’ANAH ne s’arrêtent pas à la question des ressources. D’autres critères entrent en jeu pour ouvrir droit à un accompagnement.
Conditions liées au logement et à la situation du ménage
Les aides sont principalement destinées aux propriétaires occupants. Les bailleurs peuvent également en bénéficier, à condition de louer le logement à un tarif abordable à des locataires sous conditions de ressources.
L’aide pour la rénovation énergétique concerne les logements anciens, qui souffrent souvent d’un déficit d’isolation. En conséquence, le logement doit avoir au moins 15 ans à la date de la demande.
Autre point : le bénéficiaire ne doit pas avoir déjà sollicité un autre dispositif de type prêt à taux zéro pour le même bien dans les cinq années précédant la demande. Pour vérifier si vos travaux sont compatibles avec l’éco-PTZ, consultez notre guide dédié.
Conditions liées aux travaux
Le soutien de l’ANAH cible précisément certains types de rénovation. Impossible, par exemple, de financer de simples travaux de décoration avec l’aide « Habiter Mieux ». Par ailleurs, le montant des travaux doit dépasser 1 500 €. Autre impératif : ne jamais commencer les travaux avant d’avoir reçu la validation du dossier.
Et pour les copropriétaires ?
Le dispositif « Habiter Mieux Copropriété » accompagne les immeubles en difficulté financière qui veulent engager une rénovation énergétique. Pour en bénéficier, l’immeuble doit remplir plusieurs critères :
- Construction antérieure au 1er juin 2001 (date d’application de la RT 2000)
- Au moins 75 % de la surface dédiée à la résidence principale
- Classe énergétique comprise entre D et G
- Taux d’impayés de charges atteignant un seuil défini dans le budget prévisionnel
L’aide de l’ANAH : à quoi s’engage-t-on ?
Respecter les règles, c’est ouvrir la porte à une prise en charge qui peut faire la différence. Si vous ne correspondez pas aux critères de l’ANAH, tournez-vous vers d’autres dispositifs publics ou privés, comme les aides à la rénovation énergétique qui peuvent prendre le relais.
Les travaux doivent impérativement être réalisés par des professionnels qualifiés, sauf cas exceptionnel d’auto-réhabilitation accompagnée, validé par l’agence. Ces chantiers génèrent des certificats d’économie d’énergie (CEE), qui doivent être cédés à l’ANAH si vous bénéficiez de son aide.
Un engagement pèse également sur le propriétaire : après la réalisation des travaux subventionnés, le logement doit impérativement rester la résidence principale pendant au moins six ans.
Un chantier mené à bien, c’est aussi simple que « IZI ! »
Les conditions sont là, les dispositifs existent, mais tout commence par une démarche : s’informer, comparer, et oser franchir le pas. Car derrière chaque dossier accepté, c’est un logement plus sain, moins énergivore, parfois une vie transformée. Et vous, quel projet mérite d’être lancé ?




