Découvrez qui est exempté de la taxe des ordures ménagères en France

Certains occupants ne paient jamais la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, alors même qu’ils bénéficient du service. En France, cette charge incombe systématiquement au propriétaire, même lorsque le logement reste vacant une partie de l’année ou n’est pas utilisé. Pourtant, la loi prévoit aussi des cas d’exonération totale ou partielle, notamment pour certains logements sociaux, terrains non bâtis ou établissements spécifiques.

Malgré une apparente évidence dans la répartition, des erreurs de facturation ou de remboursement persistent entre locataires et propriétaires. Une lecture attentive des règles s’avère nécessaire pour éviter toute confusion ou contentieux.

Comprendre la taxe d’enlèvement des ordures ménagères : à quoi sert-elle et qui la paie ?

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) constitue le socle du service public dédié à la gestion des déchets. Instaurée par les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale, elle permet le financement de la collecte et du traitement des déchets ménagers. Ramassage, transport, tri, incinération ou enfouissement : tout l’écosystème du déchet ménager s’organise autour de cette taxe, qui concerne aussi bien les particuliers que les entreprises.

Le calcul de la TEOM repose sur la valeur locative cadastrale du bien, comme pour la taxe foncière. Son montant varie d’une commune à l’autre, en fonction des choix locaux pour encourager le tri ou limiter la production de déchets ménagers. Certaines collectivités préfèrent la TEOM incitative, ajustant le montant selon la quantité de déchets générés par chaque foyer. D’autres mettent en place une redevance (REOM), où l’usager paie à la carte, selon le service réellement utilisé, histoire de responsabiliser davantage les usagers.

Qui règle la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? Par défaut, c’est le propriétaire qui s’en acquitte, en même temps que la taxe foncière sur les propriétés bâties. Si le logement est loué, il peut en demander le remboursement au locataire dans le cadre des charges récupérables, à condition que ce dernier bénéficie effectivement du service d’enlèvement.

La gestion de la TEOM suscite régulièrement des interrogations sur la répartition entre propriétaire et occupant, la prise en compte des locaux vacants ou les cas d’exonération. Les collectivités territoriales disposent d’une certaine latitude pour fixer les taux, instaurer des systèmes incitatifs ou exclure certains locaux du dispositif.

Locataires ou propriétaires : qui est responsable du paiement de la taxe ?

La question de la prise en charge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) alimente les discussions entre propriétaires et locataires. Le mécanisme est limpide : la TEOM est établie au nom du propriétaire du bien, à l’image de la taxe foncière. L’avis d’imposition mentionne le montant, adressé directement au propriétaire, en même temps que la taxe foncière sur les propriétés bâties.

En cas de location, la loi autorise le propriétaire à en demander le remboursement au locataire. La TEOM fait ainsi partie des charges récupérables, au même titre que l’entretien des parties communes ou les frais d’ascenseur. Le locataire prend donc cette dépense à sa charge dès lors qu’il bénéficie du service d’enlèvement des ordures. Impossible d’y échapper : le propriétaire avance la somme, mais la facture finale revient à celui qui occupe le logement, via la régularisation annuelle des charges.

Certaines situations s’écartent de cette logique. Les locaux vacants, inoccupés de façon continue et effective, peuvent être exonérés sous conditions strictes, notamment si le service n’est pas assuré. Pour ce qui est des locaux commerciaux, la répartition dépend du bail et des clauses contractuelles. Selon la commune ou la nature du contrat, les modalités changent.

Le Code général des impôts et la loi de finances cadrent fermement la procédure. Cette transparence limite les malentendus et répartit clairement les responsabilités, qu’il s’agisse d’une habitation ou d’un local professionnel.

Exonérations et cas particuliers : dans quelles situations peut-on être dispensé de la taxe ?

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) s’applique à la quasi-totalité des propriétaires de locaux soumis à la taxe foncière, mais il existe plusieurs exceptions notables dans la législation française. Les textes encadrent précisément les scénarios permettant une exonération ou l’exclusion du paiement.

Certains locaux sortent du périmètre de la TEOM. Les bâtiments utilisés pour un service public, éducation, recherche, assistance, et appartenant à des établissements publics scientifiques ou d’enseignement, bénéficient de cette exemption. Le Code général des collectivités territoriales l’indique clairement : seuls les locaux exclusivement dédiés à ces missions, sans production de déchets comparables à ceux des ménages, sont concernés.

Autre configuration : dans les communes qui ont choisi la redevance incitative (REOM), la facturation dépend de la quantité de déchets produite ou de la fréquence de présentation des bacs. Ici, pas de TEOM, mais une redevance calculée sur l’utilisation réelle du service.

Dans certaines situations, il est possible de solliciter une dispense de la taxe, pour peu que la collecte ne soit pas assurée. Par exemple, un local vacant, inhabitable, sans occupant ni mobilier, peut faire l’objet d’une demande d’exonération, à condition de prouver l’absence totale d’usage et d’accès au service de collecte. Il faut que cette vacance soit continue et indiscutable.

La demande d’exonération ou de non-assujettissement doit être adressée au centre des finances publiques, et reposer sur des critères stricts, dictés par la réglementation et la jurisprudence administrative.

Couple retraité discutant devant une table de cuisine

Éviter les malentendus : conseils pour bien gérer la répartition de la taxe entre bailleur et occupant

La répartition de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre bailleur et locataire est à l’origine de nombreux différends. Le Code général des impôts ne laisse aucune place à l’interprétation : c’est le propriétaire qui reçoit l’avis de taxe foncière, incluant la TEOM. Mais cette logique administrative ne reflète pas toujours la réalité du paiement.

Dans le cadre d’une location, la taxe d’enlèvement est une charge récupérable. Le propriétaire règle la somme à l’administration fiscale, puis la refacture au locataire lors de la régularisation annuelle des charges. Pour éviter tout malentendu, il est conseillé de transmettre au locataire le détail du montant, accompagné d’une copie de l’avis de taxe foncière. Cette transparence limite les contestations, surtout lors du départ de l’occupant ou de la restitution du dépôt de garantie.

Voici quelques recommandations concrètes pour limiter les désaccords :

  • Mentionnez explicitement dans le bail la récupération de la TEOM au titre des charges locatives.
  • Privilégiez les échanges écrits pour la communication des justificatifs, en particulier lors d’un changement de locataire en cours d’année.
  • Vérifiez la date d’entrée en vigueur du bail : le locataire n’est redevable que de la part de la taxe correspondant à sa période d’occupation effective.

Une gestion attentive de la taxe sur les ordures ménagères limite les mauvaises surprises. En copropriété, le syndic détaille généralement la répartition, mais il reste tout à fait possible de demander des explications si le calcul ou l’affectation des charges paraît flou. La vigilance paie et évite bien des crispations sur la ligne d’arrivée.

D'autres articles sur le site